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Maison Médicale de Garde de Narbonne

Narbonne (11) - Maison médicale de garde: quel avenir?

La Dépêche
Posté par chantal (chantal) à 19/01/2006
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Hier soir, Anne Sadoulet, nouvelle directrice de l'action sanitaire et sociale de l'Aude avait rendezvous avec Michel Moynier: une directrice de la DDAS de l'Aude, reçue par le maire de Narbonne, qui souhaitait avoir des assurances, concernant le financement de la Maison médicale de garde. Rappelons en effet que le bureau du comité régional de gestion du fonds d'aide à la qualité des soins de ville de la
région Languedoc-Roussillon (FAQSV) avait fait savoir fin 2005 qu'il devrait réduire considérablement la dotation budgétaire, voire l'annuler purement et simplement. Ceci, en raison de la très forte baisse (divisés par trois) des crédits d'État alloués à ce comité régional du FAQSV.
 

Depuis que Christian Py, président de ce comité régional de gestion avait alerté le docteur Claude Pons (association Pulman, gérant la MMG) de la brutale réduction budgétaire qui allait s'opérer, des voix s'étaient élevées pour s'inquiéter de la possible remise en cause de l'existence même de cette structure médicale sur Narbonne. Ainsi, le docteur Bernard Méric avait saisi le préfet de l'Aude, et le premier
janvier dernier, pour mettre l'accent sur le risque encouru, la Maison médicale de garde avait été fermée symboliquement durant toute la journée (une permanence étant tout de même assurée).


Début janvier, c'est Michel Moynier, qui était spécialement intervenu à son tour auprès du préfet, soulignant «aujourd'hui, la Maison médicale de garde, après avoir uniquement concerné la population narbonnaise, va accueillir l'ensemble des ressortissants de l'aire narbonnaise.Il est donc important que cet établissement qui a prouvé la qualité de ses services trouve à bénéficier des mêmes moyens que l'an passé pour pouvoir répondre normalement à la demande de soins. (...) Cette structure offre une meilleure qualité de soins que le système antérieur et ce à la satisfaction des usagers, avec de surcroît une meilleure régulation des coûts».
 

Marcel Rainaud, saisi à son tour, vient de répondre en exprimant ses craintes: «j'espère qu'une
solution transitoire pourra être amenée par les autorités régionales responsables de l'organisation des soins. Je crains toutefois qu'une solution pérenne soit proposée dans le nouveau cadre du groupement régional de santé qui va amener les collectivités locales à prendre encore en charge des dépenses qui relèvent du niveau national».L'ensemble des élus a donc été saisi. Le 8 février, une assemblée générale extraordinaire de l'association Pulman décidera d'une éventuelle dissolution si elle estime ne pas avoir les moyens de continuer.

Dernière modification: 08/06/2012 à 17:30

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