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Maison Médicale de Garde de Narbonne

Carcassonne Maisons médicales de garde, bras de fer en vue

Midi Libre
Posté par chantal (chantal) à 15/06/2011
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Depuis mars, et l’annonce par l’agence régionale de santé (ARS) des coupes dans les budgets alloués à ces structures pour 2011, les praticiens ont constitué un front commun : pour dénoncer ces réductions de crédits, mais aussi pour signifier un rejet de la solution alternative avancée, avec leur participation au financement des MMG. Au lendemain de la réunion de la Fédération régionale des maisons de santé qu’il préside, le médecin narbonnais Bernard Méric précisait que les praticiens étaient "en attente d’un rendez-vous avec l’ARS", alors qu’une réunion de la Fédération aura lieu à la rentrée.

"Je comprends leur mécontentement, puisqu’ils étaient habitués à tout voir pris en charge"

Le Dr Giraudon, de l’ARS Une phase de négociation que confirme le Dr Giraudon, responsable du pôle soin de premiers recours à l’ARS, tout en restant intransigeant sur l’idée d’une participation des médecins au fonctionnement des structures. "Je comprends leur mécontentement, quand ils étaient habitués à tout voir pris en charge, du loyer aux frais de fonctionnement, en passant par les consommables. Mais si nous diminuons les budgets, ce n’est pas pour les punir, c’est tout simplement que les fonds ne sont plus disponibles."

Entre 2010 et 2011, l’enveloppe globale pour les maisons médicales de garde de la région a chuté de 11 %. Avec des impacts de 5 à 23 % en moins sur les budgets des différents lieux, qui bénéficient de 26 000 à 170 000 € d’aide, pour une moyenne annuelle de 117 000 €. Une somme que l’ARS n’oublie pas de mettre en rapport avec la situation nationale : "La moyenne des aides en France était de 150 000 €, mais sur trois ans. Cette baisse des budgets, c’est une question de moyens, mais aussi d’équité interrégionale."

De quoi laisser croire à l’accomplissement de la menace d’une fermeture des structures, une fois les budgets 2011 épuisés. Une hypothèse que le Dr Giraudon assimile à un "abandon de clientèle. Il en va de la responsabilité collective des médecins".

Dernière modification: 08/06/2012 à 17:40

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