Presse

Votre Médecin est absent, vous ne vous sentez pas bien, déplacez-vous à la Maison Médicale ou appelez le 15.

Maison Médicale de Garde de Narbonne

Béziers Santé en danger : la maison médicale de garde est menacée

Midi Libre
Posté par chantal (chantal) à 17/04/2012
Presse >> Midi Libre

L’occasion pour elle d’affirmer devant un aéropage de médecins : "Il faut s’efforcer de les généraliser dans tout le pays." Si la région en compte quinze, les moyens qu’on leur alloue s’amenuisent. Aujourd’hui, le docteur Thierry Stefanaggi, médecin coordinateur de la MMG de Béziers, tire la sonnette d’alarme.

Moins de moyen, moins de soin

"Depuis 2003, elles ont été créées en Languedoc-Roussillon par les médecins généralistes sur la base du volontariat. Faute de financement suffisant, elles vont devoir fermer mettant en péril la santé d’un million de personnes dans notre région, s’exaspère le docteur Stefanggi, initiateur du projet. La MMG de Béziers a été créée en 2005. Elle dispose d’un sas d’entrée commun avec les urgences avec lesquelles elle est totalement complémentaire. Ainsi tous les jours de 20 heures à minuit (ainsi que les week-ends, ponts et jours fériés), on y soigne des problèmes bénins, en tout cas pas du ressort des urgences.

"La situation est catastrophique"

Cent médecins généralistes volontaires s’y relaient. L’an dernier, ils y ont reçu près de 6 000 patients habitant dans un périmètre de 40 km. Sur le papier, tout va bien. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué.

"Aujourd’hui, la situation est catastrophique puisque l’Agence régionale de santé, donc l’État, notre financeur majoritaire, a décidé de façon unilatérale, d’amputer en 2011 de 14 à 20 % les subventions de fonctionnement des MMG de la région", explique-t-il.

Arrêt annoncé de la permanence de soins

Outre les médecins, cinq salariés travaillent à la MMG de Béziers dont le budget annuel est d’environ de 120 000 €. "En l’absence de versement par l’ARS des subventions espérées avant le 20 avril et en l’absence de proposition de budgets prévisionnels pour les trois années à venir, l’ensemble des MMG de la région sera contraint au licenciement de leurs salariées, à la fermeture de leurs locaux et à l’arrêt de la permanence de soins".

Aujourd’hui, les quinze MMG de la région sont dans l’impasse et les médecins généralistes s’interrogent : "La crise a bon dos ! On a l’impression qu’on veut simplement la mort des MMG. Est-ce une volonté politique ? Qu’on nous le dise, au moins, on sera fixés !"

Dernière modification: 08/06/2012 à 17:46

Retour