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Maison Médicale de Garde de Narbonne

Aude : les maisons médicales de garde dans le flou

Midi Libre
Posté par chantal (chantal) à 13/02/2013
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Le budget alloué pour 2013 par l’agence régionale de santé n’est toujours pas fixé, en attendant les maisons médicales de garde (MMG) gèrent leur budget sans vision claire sur l'avenir. 
Deux ans après la grève observée dans les maisons médicales de garde (MMG) du Languedoc-Roussillon pour protester contre les coupes claires programmées par l’agence régionale de santé (ARS) dans leur budget, les médecins ne sont certes plus à couteaux tirés avec l’instance. Mais c’est pratiquement à l’aveugle que les MMG ont débuté l’année 2013. Les budgets, votés par les députés et sénateurs, ne sont toujours pas connus. Et les fonds fléchés, destinés en partie à la permanence des soins, ne sont donc, de fait, pas répartis entre les régions. Un "flou" que les docteurs Bernard Méric, à la tête de la MMG narbonnaise, et Alain Attias, son homologue carcassonnais, gèrent tant bien que mal : "On est dans le noir le plus complet, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé", précise le Dr Méric.
Les maisons de garde en première ligne
"Espérant" que le budget 2013 alloué sera l’équivalent de l’an passé, à hauteur de 120 000 €, son homologue carcassonnais rappelle qu’avec 7 000 actes accomplis l’an passé, la MMG carcassonnaise a déjà prouvé son bien fondé. Mais le Dr Attias reste convaincu "qu’on pourrait faire plus, notamment en discutant avec nos collègues des urgences. On y multiplie des actes qui sont chers et pas forcément utiles, alors qu’en amenant les gens à avoir le réflexe de la MMG, ça coûterait moins cher à la collectivité". Réflexion dont la réalisation dépendra des sommes dégagées par l’ARS. Le budget 2012 consommé, ces praticiens ont comme leurs homologues de la région alerté l’ARS en fin d’année dernière.
La MMG de Narbonne se "débrouille"
Un SOS entendu, puisque l’agence régionale a dégagé des enveloppes de 15 000 € par mois pour chaque MMG afin d’autoriser leur fonctionnement. Une roue de secours bien utile, alors que Bernard Méric rappelle que "les MMG sont des pépinières d’autres actions, comme le travail contre la désertification médicale. On fait bien plus que de la seule permanence des soins. L’idée est de se servir de la “main-d’œuvre” que constituent ces médecins". Mais en attendant que l’ARS confirme un engagement financier stabilisé, la MMG narbonnaise a appris à faire feu de tout bois. Sur les 150 à 180 000 € de budget de fonctionnement, les 38 000 € de loyer sont assurés par une mise à disposition gratuite des locaux par la mairie, alors que le conseil général verse 21 000 €. Des aides bienvenues, assorties d’un geste des médecins qui assurent les gardes de la structure. Leur participation, de 150 € par praticien, a ainsi permis de dégager 20 000 €.
L'avenir de la MMG de Carcassonne

 Une initiative déclinée à Carcassonne ? Pourquoi pas, s’avance le D r Attias, rappelant au passage que mairie et Agglo y jouent aussi le jeu, en prenant en charge les 24 000 € de loyer : "Mais qui s’engagera ? Tous les médecins inscrits au conseil de l’ordre ou ceux qui font la garde ? C’est la double peine. Certes, les médecins utilisent l’outil de la MMG. Mais je vous assure que l’on n’a pas besoin de travailler plus. Ce qui est sûr, c’est que si l’ARS n’octroie pas le budget suffisant, il faudra peut-être se tourner vers des collectivités qui n’ont pourtant pas pour mission d’organiser les soins". Alors que des pourparlers sont en cours pour envisagerl’avenir de la MMG dans le futur centre hospitalier de Montredon(dans le Carcassonnais), le Dr Attias rappelle le fond du débat : "On pense être utiles, encore faut-il que tout le monde en soit conscient". 

Dernière modification: 13/02/2013 à 19:02

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